L'art de la coutellerie japonaise avec Takumi

Rencontre avec un coutelier à quelques kilomètres de chez moi


Quand on me demande ce que je préfère dans mon métier, je n’hésite jamais à répondre « les rencontres ». Car au-delà du fait de documenter et de raconter des histoires, je suis avant tout passionné par les gens passionnés. Qu’il s’agisse d’un surfeur, d’un pêcheur, d’un coutelier… Ce qui me plait le plus, c’est de me faire embarquer dans un univers raconté par celui qui le vit. Je suis curieux de nature et, forcément, cette curiosité animée d’un profond désir de rencontres me permet de documenter pas mal de choses.

Entre autres, l’art de la coutellerie japonaise avec Takumi. Mais d’abord, un peu de contexte.

C’est au détour d’un coup de fil d’un ami, un chef qui tient un comptoir à sushis renommé à Brest, que j’apprends l’existence de Takumi. J’apprends qu’il est coutelier, mais en raccrochant, je n’en sais pas beaucoup plus, si ce n’est qu’il exerce à quelques kilomètres de chez moi seulement. Inutile de dire que mon ami a semé une petite graine dans ma tête. Il faut que j’en sache plus et que je rencontre ce Takumi.
Une petite recherche sur Kagi et je trouve quelques articles de presse locale ainsi qu’un compte Instagram qui me servira à entrer en contact avec lui.

C’est ainsi que je suis rentré, un jeudi 22 janvier, dans l’univers de Takumi.

L'art de la coutellerie japonaise avec Takumi
L'art de la coutellerie japonaise avec Takumi
L'art de la coutellerie japonaise avec Takumi
L'art de la coutellerie japonaise avec Takumi
L'art de la coutellerie japonaise avec Takumi
L'art de la coutellerie japonaise avec Takumi
L'art de la coutellerie japonaise avec Takumi

On fait connaissance, il me parle de son parcours biculturel (sa mère est japonaise, son père breton) et de ce qui l’a amené à la coutellerie japonaise.
J’apprends que, contrairement à la coutellerie française, la coutellerie japonaise repose sur la collaboration de plusieurs artisans, de la forge jusqu’au produit fini, chacun avec sa spécialité et sa précision, fidèle à la culture nippone.
Takumi reçoit donc des lames brutes, forgées au Japon. Elles arrivent emballées dans du papier journal et, à partir de là, il donne naissance à un modèle de couteau. À chaque étape, un peu de matière est retirée jusqu’à révéler la lame la plus parfaite possible. Puis, une fois terminée, la lame est habillée de son manche, lui aussi fabriqué par Takumi.
Le couteau enfin achevé, il rejoindra son propriétaire, souvent un chef ou un passionné de cuisine, pour une belle vie.

L'art de la coutellerie japonaise avec Takumi
L'art de la coutellerie japonaise avec Takumi
L'art de la coutellerie japonaise avec Takumi
L'art de la coutellerie japonaise avec Takumi
L'art de la coutellerie japonaise avec Takumi
L'art de la coutellerie japonaise avec Takumi
L'art de la coutellerie japonaise avec Takumi
L'art de la coutellerie japonaise avec Takumi
L'art de la coutellerie japonaise avec Takumi

Voilà ce que j’ai vécu de cette rencontre. J’ai découvert tout un art, mais aussi de belles discussions. On a parlé musique, papier, gastronomie… Bref, c’est ce genre de rencontre qui me fait aimer mon métier chaque jour.

PS : Pour prolonger → mon podcast Slow is Beautiful
et ma page essentiels pour les curieux.