3 mai 2020

L’océan me manque...

L’océan me manque et comme bon nombre d’usagers de la côte, je suis un peu déçu de la prolongation des fermetures des plages après le 11 mai. Je n’ai pas envie d’amorcer un quelconque débat et je tiens à respecter les règles, aussi absurdes soient-elles.

L’océan me manque

L’envie n’est pas d’aller poser ma serviette, j’espérais juste pouvoir surfer, kiter ou tout simplement aller nager avec ou sans mon caisson.


Alors en attendant, je profite de mon précieux temps libre pour mettre à plat pas mal de choses, apprendre, entretenir, organiser, nettoyer… En gros optimiser l’existant avant d’envisager n’importe quel nouveau projet.

J’ai passé pas mal de temps à trier la maison et le garage pour éliminer le superflu, je passe désormais beaucoup de temps à apprendre et peaufiner mon workflow pour me simplifier la vie, gagner du temps et être encore plus efficace pour les prochains projets.

Après avoir révisé mon vélo, j’étais heureux d’apprendre que le vélo était finalement autorisé dans le cadre des règles édictée pendant le confinement. Je me suis donc imaginé une boucle à moins d’un kilomètre de chez moi et je tourne en rond à défaut d’aller plus loin, mais ça fait déjà un bien fou.

L’océan me manque
L’océan me manque

J’ai également testé le setup bikepacking acheté d’occasion, ce qui me permet de rêver et planifier mes prochaines escapades sur Komoot.

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24 avril 2020

Sur pause. Partie 2 - Mon Gravel Bike

Si j’arrive encore à rouler de temps en temps avec le cargo le temps d’une course, le vélo qui me manque en ce moment, c’est mon gravel.

Mon Gravel Bike Triban RC 520

J’ai toujours plus ou moins fait du VTT, mais quand j’ai aménagé en Bretagne aux débuts des années 2000, j’ai totalement délaissé le vélo pour me mettre au surf et au kitesurf. Depuis environ 1 an, j’ai décidé de m’y remettre un peu afin d’avoir une activité sportive plus régulière et moins dépendante des conditions météo exigences pour la pratique des sports d’eau.

Ne cherchant pas la performance, je cherche avant tout le plaisir et la possibilité d’envisager aventures et micro aventures à deux roues. C’est ainsi que j’ai découvert le concept du gravel, un nom moderne pour la randonneuse de nos grands-parents, mais surtout un vélo qui correspond assez à mon terrain de jeu, me permettant ainsi d’emprunter sentiers et petites routes de campagne. Passer de l’un à l’un à l’autre sans me poser de question.

Mon Gravel Bike Triban RC 520
Mon Gravel Bike Triban RC 520

Mon choix s’est tourné vers un Triban RC520 après avoir longtemps hésité avec la version gravel. J’ai réalisé que c’était en réalité le même cadre et les mêmes équipements (Shimano 105) avec pour seule différence les pneus et le cintre qui n’est pas évasé sur mon modèle. Pour 150€ de plus, j’ai de la marge pour gravéliser pour vélo.

J’ai donc monté une paire de Schwalbe G-One Allround en 35 et pour le cintre, je me suis bien habitué au mien. En complément, j’ai monté une sacoche de guidon Restrap Canister pour y glisser quelques accessoires pour mes sorties courtes (snack, pompe, coupe-vent, powerbank…) ainsi qu’un kit quadlock pour y mettre mon iPhone avec Komoot.

Après un hiver vraiment pluvieux, je comptais sur ce printemps pour rouler davantage avec, mais en dehors de l’entretien et de préparer les prochaines aventures dès qu’on aura le feu vert, je ne peux que prendre mon mal en patience…

Mon Gravel Bike Triban RC 520

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23 avril 2020

Worn Wear

C’est l’histoire d’un sweat acheté lors d’un voyage à New York chez Patagonia NYC SoHo. Grand fan de la marque pour son éthique, sa qualité et son exemplarité face aux problèmes environnementaux, ma garde-robe est principalement composée de Patagonia.

Worn Wear

Depuis que je possède ce sweat, il faut dire que je le porte intensivement. Que ce soit au bureau ou en bateau, c’est un must have que je traine depuis des années maintenant. Mais voilà, ce qui devait arriver arriva, un trou fit son apparition au niveau d’un coude, ce coude trop souvent posé sur le bureau.

Je ne suis pas un gros consommateur de vêtements et j’essaye de les faire durer le plus longtemps possible, Patagonia incite d’ailleurs de même en proposant des guides d’entretien et de réparations autour d’un programme baptisé « Worn Wear ».

Repair is a Radical Act

La solution simple et rapide aurait été de mettre ce sweat à la poubelle et d’aller en racheter un neuf, mais il était encore globalement en bon état et hors de question de racheter alors que l’on peut réparer. J’ai donc contacté la marque et après quelques échanges de mails, bonne nouvelle, mon sweat est réparable gratuitement.

Worn Wear
Worn Wear

Quelques semaines après cet échange, je reçois de nouveau mon sweat réparé et prêt pour quelques années de nouvelles aventures.

Cette note n’est pas là pour vous dire d’acheter du Patagonia malgré tout le bien que je pense de cette marque, mais plutôt de faire en sorte de faire durer ses vêtements, son matériel, etc.. En les réparant ! Une action pleine de sens au lendemain du 50e Earth Day.

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19 avril 2020

Sur pause. Partie 1 - Mon Cargo Bike

740 kilomètres… Et dire que j’attendais la barre symbolique des 1000 kilomètres pour rédiger un super dossier vélo sur mon blog. Fichu Coronavirus qui me force à mettre mon activité de cycliste sur pause !

À la maison, nous avons toujours eu deux véhicules pour nous déplacer. Puis, à l’automne 2017, nous avons acheté notre premier van, un VW California qui nous servait de véhicule de loisir, mais c’était également ma voiture de tous les jours pour aller travailler, faire les courses, etc. C’était un peu luxueux pour des petits trajets, mais avec la logistique travail, enfant, nounou, nous n’avions pas vraiment le choix. Quand je le pouvais, j’allais travailler avec mon Gravel, mais c’était vraiment rare.

Sur pause. Partie 1 — Mon Cargo Bike Reise & Müller Packster 60
Sur pause. Partie 1 — Mon Cargo Bike Reise & Müller Packster 60

À l’automne 2019, nous avons décidé de remplacer notre van par un fourgon un peu plus gros après l’arrivée de Martin. Cette fois, les trajets du quotidien avec un tel véhicule devenaient ridicules, une consommation de carburant et une usure inutile pour la routine maison, travail, école et courses. J’ai donc fait le tour des solutions possibles pour m’éviter de prendre le fourgon au quotidien afin de le réserver uniquement pour les escapades en van.

2 solutions étaient réalistes, soit j’équipais mon Gravel d’une petite remorque, soit on investissait dans un vélo cargo. La remorque était la solution la plus économique, mais l’idée d’avoir mes enfants derrière moi ne me plaisait pas et avec le poids de l’ensemble, je n’arriverais pas à rouler assez vite pour tenir l’emploi du temps serré du quotidien. Nous avons donc étudié l’offre des vélos cargos pour finalement partir sur un biporteur électrique Reise & Müller Packster 60 Vario.

Sur pause. Partie 1 — Mon Cargo Bike Reise & Müller Packster 60

740 kilomètres parcourus depuis la fin décembre, je roule avec tous les jours… Enfin jusqu’au début du confinement. Pluie, tempête, températures négatives… J’ai choisi la pire des saisons pour me mettre à rouler à vélo au quotidien et pourtant, je ne pourrais plus m’en passer. Sur les conseils du vendeur, j’ai toujours pris le temps de bien m’équiper avant de prendre la route, quitte à perdre 2 minutes, mais au moins, je n’ai jamais regretté une seule fois d’avoir pris le vélo.

Sur pause. Partie 1 — Mon Cargo Bike Reise & Müller Packster 60
Sur pause. Partie 1 — Mon Cargo Bike Reise & Müller Packster 60
Sur pause. Partie 1 — Mon Cargo Bike Reise & Müller Packster 60
Sur pause. Partie 1 — Mon Cargo Bike Reise & Müller Packster 60

Il faut dire qu’il est vraiment confortable et agréable. L’assistance électrique est clairement indispensable et me fait gagner un temps précieux ! Fini les douches après chaque trajet, je peux rouler avec ma tenue de tous les jours. 25 km/h environ de moyenne, je roule chaque jour entre 15 et 25 kilomètres avec un un minimum d’effort.

Heureusement qu’elle est là cette assistance électrique, car avec 40 kilos de poids à vide, il faut le traîner ce vélo. Alors avec quelques courses et deux enfants à bord, je suis bien content de pouvoir compter sur elle.

Sur pause. Partie 1 — Mon Cargo Bike Reise & Müller Packster 60
Sur pause. Partie 1 — Mon Cargo Bike Reise & Müller Packster 60

Le prix du vélo ne sera jamais amorti par la simple économie de carburant du van, mais aujourd’hui, je suis fier d’avoir une empreinte carbone quasiment nulle pour me déplacer chaque jour. En réalité, il ne faut pas voir ça comme une l’économie de son véhicule thermique, mais comme un véhicule à part entière, beaucoup plus propre. Avec une durée de vie annoncée pour 8 à 10 ans, cette batterie haut de gamme et durable de chez Bosch me permet de rouler entre 35 et 80 kilomètres par recharge en fonction du niveau d’assistance choisi.

Au-delà de ça, rouler avec un vélo aussi confortable est vraiment grisant, je gagne même du temps chaque jour par rapport au van, plus de bouchons et pas de galère de parkings, je me gare quasiment partout.

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12 avril 2020

Prendre le temps de prendre le temps

Quand tout ce bazar de confinement a commencé, mon premier réflexe a été de me créer un projet dans l’excellent Things et d’y noter tout ce que j’avais tendance à repousser depuis trop longtemps. Entretien du jardin et de la maison, organisation d’un backup, nettoyer les vélos, bricoler, lire, etc… La liste était longue et je l’alimente encore aujourd’hui !

« Pourquoi faire aujourd’hui quand on peut remettre au lendemain ? » — Ma voisine

Seulement, à force de me dépêcher de tout faire les premiers jours, je me suis rendu compte que du temps… On en avait ! J’ai beau télétravailler, j’ai deux enfants à m’occuper, mais le simple de fait d’être confiné à un seul endroit nous fait gagner un temps précieux. J’ai donc appris à ralentir, mes journées restent animées, mais désormais, je prends mon temps et j’étale sur le long terme.

Je commence à me perdre dans les jours, mais une agréable routine se met en place chaque jour. Réveillé avec les premières lueurs du soleil, je sors prendre un bol d’air frais sur ma terrasse. Je regarde ensuite les prévisions météo du jour sur mon app favorite et je vais ouvrir ma serre pour y réguler la température tout en regardant mes légumes pousser de jour en jour.

Prendre le temps de prendre le temps
Prendre le temps de prendre le temps

Après une année 2019 à frôler le burn-out, je m’étais promis de lever le pied en 2020. Honnêtement, je ne pensais pas le lever autant, mais je pense que ce coup de frein brutal est une bonne chose pour nous, pour la planète…

2019 était vraiment trop chargée, beaucoup de boulot, des projets dans tous les sens, une naissance, vraiment peu de répit auront été une belle leçon. En 2020, je ne voulais pas renoncer à tous mes projets, idées et envies, mais je voulais à tout prix éviter de remplir le calendrier de l’année avant l’arrivée du printemps, à tel point qu’au moment du confinement, le calendrier était toujours vide.

Moi, je trouve qu’on est pas mal privilégié.e.s de vivre une petite pause comme ça. Pour une fois écouter les oiseaux et prendre le temps de se dire bonjour. Mais encore là, on performe au travers nos cellulaires. Si être, respirer et réfléchir sont devenus synonyme de détresse, on a sûrement manqué la courbe de l’essentiel au profit de celle de la croissance. — Extrait « Apprendre à aimer le temps long » chez BESIDE ☕️

En 2020, j’avais justement prévu de ralentir, de préférer le slow tourisme, voyager moins, mais mieux. Après la lecture de l’article de Beside, j’ai retrouvé des souvenirs d’Afrique, quand je vivais au Sénégal. J’y croisais les gens avec un sourire greffé au visage à regarder les gens passer autour d’eux ou improviser une partie de foot sur la place au soleil couchant.

Prendre le temps de prendre le temps

Je me disais que leur vie ne leur laissait finalement pas le choix de ce mode de vie, ce qui est probablement vrai, mais ils n’ont pas l’air malheureux dans le fond. Nous, à l’inverse, nous avons trop de choix, trop de possibilités, trop d’envies que l’on peut satisfaire rapidement qu’on en oublie bien souvent l’essentiel : RALENTIR !

Alors dans le contexte sanitaire actuel, oui, j’y trouve un certain plaisir à être confiné, cela me permet de ralentir justement et de prendre le temps de prendre le temps, un luxe simple, mais que j’avais oublié.

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7 avril 2020

Un an avec l’iPad Pro

Ça faisait vraiment longtemps que je n’avais pas eu un tel coup de cœur pour un produit Apple.

Un an avec l’iPad Pro

Il y a un peu plus d’un an, j’utilisais uniquement un MacBook Pro 13’ Touchbar. Sur le principe, c’était une machine très séduisante, je la promenais un peu partout dans la maison et en van. Seulement, j’ai eu pas mal d’aller et retours avec le SAV pour divers soucis (toujours résolus par l’excellent support Apple), ce qui m’a fait perdre confiance en cette machine.

En parallèle, je cherchais une solution simple, fiable et légère pour faire un backup de mes images en tournages et en voyages. À cette même période, j’ai également rencontré Yannick qui est devenu depuis un excellent ami et avec qui je partage énormément de points communs. Yannick possédait à l’époque un iPad Pro 12’9 et me vantait sans cesse les mérites de cette machine. Il faisait tout ou presque avec cet iPad, j’étais réellement bluffé.

Après un SAV de trop avec mon MacBook Pro, je pris la décision de le vendre et de le remplacer par un Mac Mini secondé par un iPad Pro 11’ en 256Go. J’ai de suite ajouté le Pencil qui me semblait indispensable ainsi qu’une cover pour le protéger. Ce setup me semblait vraiment idéal, d’un côté une machine fixe, simple fiable et bien assez puissante, même pour du montage en 4K et de l’autre côté, une tablette surpuissante pour travailler en mobilité et me dépanner sur quelques tâches dédiées au Mac Mini.

À l’usage, il s’avère que c’est l’iPad qui est devenu ma machine principale tandis que le Mac Mini est devenu une station de montage vidéo. Je pense d’ailleurs le compléter par un eGPU à moyen terme afin de gagner encore en puissance et confort.


Mon usage de l’iPad à ce jour

Un an avec l’iPad Pro

Je pense qu’aujourd’hui, toutes les tâches que je fais avec un Mac, je peux les faire avec mon iPad Pro. Seulement, il reste encore quelques tâches que je préfère faire avec mon Mac, parce que c’est parfois plus, plus rapide ou encore parce que j’ai davantage l’habitude. Un exemple concret, c’est le montage vidéo. Luma Fusion a beau être excellent, je pourrais très bien brancher mon iPad sur mon écran 4K pour gagner en confort, mais non, je préfère utiliser Final Cut Pro X sur mon Mac Mini, car j’y ai mes habitudes. Quand je sais que je vais passer pas mal de temps sur une tâche comme un montage, je préfère m’installer à mon bureau avec le Mac Mini plutôt que sur l’iPad.

Passer à l’iPad Pro, ça aura été l’occasion pour moi de passer de Lightroom Classic à Lightroom (tout court). Mon catalogue est stocké dans le Cloud, parfait pour backuper sur le terrain et en van et commencer à éditer. J’y ai vite pris goût à post-traiter mes images avec l’iPad, surtout avec le Pencil. Je ne touche quasiment plus à Lightroom sur mon Mac, sauf pour éditer une grosse quantité d’images comme un reportage.

Pour l’écriture, avec iaWriter, je passe très facilement de l’iPad au Mac en passant même par l’iPhone. Cet article est d’ailleurs rédigé avec iaWriter sur mon iPad Pro, plaisir de l’écriture retrouvé depuis que j’ai ajouté un clavier Logitech Keys-To-Go qui est juste parfait pour l’usage que je fais de mon iPad. En revanche, passage obligé par le Mac pour la relecture avec Antidote et j’en profite pour publier mon article sur Hugo via Github Destktop, car je ne suis pas encore trop à l’aise avec Working Copy même si je sais que c’est totalement faisable. Il faut que je me penche sur la question.

Avec iPadOS13, l’App Fichiers est vraiment devenue utile, de plus en plus proche d’un Finder sur macOS, j’y ai attaché tous mes services de Cloud ainsi que mon NAS ce qui rends la manipulation de fichiers vraiment simple et agréable.

Autrement, tout ce qui est usage classique d’un device, ce n’est que du bonheur, Safari est très bon, Mail également et j’ai découvert l’excellent GoodNotes pour les prises de notes manuscrites et croquis.

Pour conclure, l’iPad est aujourd’hui ma machine de tous les jours, et même un an après, le coup de cœur pour cette machine est toujours présent. Même si les choses avancent dans le bon sens avec iPadOS et que ça réponds à 90% de mes usages, je suis content de pouvoir compter sur mon Mac Mini et macOS pour le reste.

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